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Dassault "MIRAGE III"

Mis à jour le 4 avril 2013

 

 

MIRAGE IIIC

 

MIRAGE IIIB

 

MIRAGE IIIE

 

MIRAGE IIIR

 

Malgré un début de carrière difficile, le prestigieux "Mirage III" est devenu le symbole du combat aérien moderne.

Conçu à partir de 1952 pour répondre à un programme de l'OTAN pour un intercepteur léger, Dassault propose le "Mirage I", propulsé par 2 turboréacteurs anglais Viper qui doivent être assistés par un moteur-fusée d'appoint. Le MD-550 vole ainsi pour la première fois le 25 juin 1955, et atteint Mach 1,30 en vol horizontal. Mais les essais sont peu concluants. Après avoir équipé le "Mirage II" de 2 turboréacteurs Turboméca Gabizo sans grosse différence de performance, Dassault en arrive au "Mirage III", cette fois doté de l'Atar (Atelier de Techniques Aéronautiques de Rickenbach) 101G de 4000 kgp. Ce réacteur est issu d’une équipe dont fait notamment partie l’ingénieur allemand Hermann Oestrich, membre du département de recherches de BMW pendant la seconde guerre mondiale. Le prototype du "Mirage III" vole le 17 novembre 1956 aux mains de Roland Glavany et prouve les avantages de la voilure delta qui engendre une très faible traînée en vol supersonique. Il enregistre la vitesse de Mach 1,8 avec l'aide d'un moteur-fusée. Le "Mirage IIIA" d'une présérie de 10 exemplaires possède des ailes plus grandes, mais plus minces, et un fuselage différent qui peut accueillir le nouveau turboréacteur Atar 9 de 6000 kgp. Il réalise son premier vol le 12 mai 1958, et devient le premier avion d'Europe Occidentale franchir Mach 2 en palier sous contrôle officiel le 24 octobre 1958, toujours piloté par Roland Glavany, en battant le "Lightning" anglais de 2 mois. Le troisième "Mirage IIIA" établit en 1959 un record du monde de vitesse en circuit fermé sur 100 km à 1771 km/h de moyenne.

L'Armée de l'Air commande 100 exemplaires d'un intercepteur légèrement amélioré appelé "Mirage IIIC" et équipé soit de canons, soit d'un moteur-fusée auxiliaire SEP 844 capable d'améliorer le taux de montée ainsi que les performances de combat à des altitudes allant jusqu'à 25000 m. Le "IIIC" ainsi boosté fit entrer l'Armée de l'Air dans le domaine du vol stratosphérique. Jean Coureau fit voler le premier "IIIC" de production le 9 octobre 1960 à Bordeaux-Mérignac.

Le seul armement du "Mirage IIIC" de base comporte des missiles air-air AIM-9 "Sidewinder", et le fameux Matra R-530 "Magic" guidé par le radar CSF "Cyrano" qui fait de cet appareil un véritable chasseur tous-temps. Il entre en service le 7 juillet 1961 à l'EC 1/2 "Cigognes" de Dijon, et équipera successivement 10 escadrons de chasse. Progressivement remplacés par les "Mirages IIIE" et "IIIR" plus performants, les "IIIC" finiront leur vie opérationnelle au sein de l'EC 3/10 "Vexin" créé pour cette occasion à Creil en 1978. Cette unité enverra des avions à Djibouti pour relever les F-100D "Super-Sabre", et juin 1985 marquera la fin de l'utilisation du "IIIC" en métropole. En août 1988, les derniers "Mirage IIIC" encore opérationnels seront remplacés par des "Mirage F1C".

Du "Mirage IIIC" découle le "IIIB" d'entraînement à double commandes, dont le prototype vole pour la première fois le 20 octobre 1959 à Melun-Villaroche, piloté par René Bigand. Par rapport au "Mirage IIIC", son fuselage est allongé pour permettre l’installation d’un second membre d’équipage, qui occupe le volume de la soute radioélectrique. Les équipements sont logés dans la pointe avant qui ne contient plus de radar. Il conserve cependant les performances générales du chasseur, avec une vitesse maximale de Mach 2,15 et un plafond de 17500 mètres. Il restera en service de 1962 à 1993. Construit à 116 exemplaires, il a été vendu à dix pays.

Le "Mirage IIIE" plus long et plus lourd, destiné aux attaques au sol, est la principale variante ayant servi dans l'Armée de l'Air. Il vole pour la première fois le 5 avril 1961. Après quelques expérimentations sur deux avions de présérie, le premier exemplaire de production vole le 14 janvier 1964. La commande initiale de 24 appareils sera progressivement augmentée à 130, 150 puis 180. Les "IIIE" serviront au sein des 2ème (Dijon), 13ème (Colmar), 3ème (Nancy) et 4ème (Luxeuil) Escadres de Chasse, et tiendra des rôles divers de chasseur-bombardier, interception, appui tactique et lutte antiradar avec le missile "Martel". Les derniers exemplaires en service seront remplacés dans les années 80 à Luxeuil par des "Mirage 2000N" et à Colmar par des "Mirage F1CT".

Commandé le 6 avril 1960, le "Mirage IIIR" effectue son premier vol le 31 octobre 1961, piloté par Jean Coureau. Le "IIIR" est spécialisé dans la reconnaissance tactique en missions de basse et moyenne altitudes, de jour comme de nuit. Une batterie de cinq caméras OMERA est logée dans le nez de l’appareil à la place du radar Cyrano.
Utilisé par la 33ème Escadre de Reconnaissance basée à Strasbourg, le "Mirage IIIR" a été vendu à la Belgique et à la Suisse. En 1974, l’avion est amélioré avec la version "Mirage IIIRD", qui permet la reconnaissance photographique tous temps. A partir de 1976, les "IIIR" et "IIIRD" sont progressivement remplacés par les "Mirage F1CR".

Pour ce qui est de la carrière à l'exportation du "Mirage III", on peut recenser 5 principaux utilisateurs du Delta de Dassault.

Israël s’intéressa très tôt au développement du "Mirage IIIC" et en commanda 72, dans la version "IIIJ". Ils servirent de 1962 à 1982 et participèrent à de nombreuses guerres au cours desquelles ils étrillèrent tous les MiG qu'ils ont affrontés. Leurs performances en combat allaient d'ailleurs assurer une formidable publicité à leur constructeur. Certains de ces avions furent cédés à l'Argentine, pour remonter son parc après la guerre des Malouines.

L'Argentine acheta 19 "Mirage IIIC" et 2 "IIIB", qui furent livrés à partir de 1970 et remplacèrent les vieux "Meteor" à bout de potentiel. Pendant la guerre des Malouines en 1982, les "IIIC" argentins se sont mesurés aux "Harrier" anglais. 1 appareil fut perdu en combat aérien et 1 autre fut abattu par la DCA. Les "Mirage IIIC" argentins sont restés plus de 25 ans en service, et ont totalisé plus de 175000 heures de vol !

L'Afrique du Sud acheta 16 "Mirage IIIC" et les utilisa entre 1963 et le milieu des années 80. Modernisés par la firme "Atlas", ils sont devenus des "Cheetah".

L'Australie commande en décembre 1960 116 appareils. 49 "Mirage IIIOF" (intercepteurs), 51 "IIIOA" (appui-feu) et 16 "IIIOD" (biplaces) seront livrés à partir de janvier 1964. Les "French Ladies" sont opérationnels au n°75 Sqn dès août 1965, et ne seront remplacés par des F-18 "Hornet" qu'en février 1989. Sur les 71 appareils restés intacts, 50 sont revendus au Pakistan.

La Suisse commande en décembre 1960 une version spéciale du "IIIC". Mais de nombreux problèmes rencontrés lors de la mise au point de ces appareils a entraîné une augmentation du prix et a réduit de ce fait le nombre d'appareils commandés.

Au total environ 1830 "Mirage III", "Mirage 5" et "Mirage 50" furent construits et beaucoup volent encore de par le monde.

 

MIRAGE III

Type : Intercepteur monoplace multi rôle

Motorisation : 1 réacteur SNECMA Atar 9C de 6800 kgp + un moteur fusée SEPR de 1500 kgp

Dimensions : Envergure : 8,22 m ; Longueur : 15,03 m ; Surface alaire : 34,85 m²

Poids à vide : 7080 kg ; Masse maximale au décollage : 13000 kg

Performances : Vitesse maxi : 2350 km/h (Mach 2,21) à 12000 m ; Plafond pratique : 17000 m ; Rayon d'action : 1200 km

Armement : 2 canons DEFA de 30 mm + 1362 kg d'armes sous le fuselage et la voilure

 

"Mirage IIIC"

55 PHOTOGRAPHIES

 

MIRAGE IIIA

 

MIRAGE IIIC

 

 

MIRAGE IIIB (Dijon - 11 juin 1978)

 

MIRAGE IIIC (1961)

 

MIRAGE IIIC (Neuf)

 

MIRAGE IIIC (10° EC)

 

MIRAGE IIIE et F1

 

MIRAGE IIIE

 

MIRAGE IIIB (1972)

 

MIRAGE IIIB (EC 2-2  1967)

 

 

MIRAGE IIIB (CEV)

 

MIRAGE IIIC (EC 2-2  1971)

 

MIRAGE IIIB

 

 

MIRAGE IIIC (EC 3-10 Vexin Djibouti  1988)

 

MIRAGE IIIC (EC 3-10 Vexin Djibouti  1988)

 

MIRAGE IIIC et F-100D (EC 3-10 Vexin Djibouti  1988)

 

MIRAGE IIIC et F1 (EC 3-10 Vexin Djibouti  1988)

 

 

MIRAGE III NG

 

MIRAGE III NG

 

 

MIRAGE IIIB (1975)

 

MIRAGE IIIR (1972)

 

MIRAGE IIIR (EC 2-2  1983)

 

MIRAGE IIIE

 

MIRAGE IIIE

 

 

MIRAGE IIIO (Australie)

 

MIRAGE IIIO (Australie)

 

MIRAGE IIIBO (Australie)

 

 

MIRAGE IIIO (Australie - 1972)

 
 
 

MIRAGE IIIO (Australie)

 

MIRAGE IIIO (Australie)

 

MIRAGE IIIC (Suisse)

 

MIRAGE IIIRS (Suisse - 1976)

 

 

MIRAGE IIIS (Suisse - 1976)

 

SHAHAK 59 (N°101 Sqn 14 juillet 1966)

 

MIRAGE IIICJ (Israël)

 

MIRAGE IIICJ (Israël)

 

MIRAGE IIICJ (Israël)

 

 

SHAHAK 34 (29 novembre 1966)

 

MIRAGE IIICJ (Israël)

 

 

MIRAGE IIIEA (Argentine  1996)

 

MIRAGE IIIEA (Argentine  1997)

 

MIRAGE III CJ (Août 1983)

 

MIRAGE III CJ (Juillet 1988)

 

MIRAGE III C (Argentine)

 

MIRAGE IIICZ (AF'Sud - sqn n°2 avec AS-30  1970)

 

MIRAGE IIIBZ (Afrique du Sud - 1972)

 

MIRAGE IIICZ (Affrique du Sud)

 

MIRAGE IIICZ (Affrique du Sud)

 

MIRAGE IIIC (Venezuela - 1980)

 

MIRAGE IIIEBR

 

MIRAGE IIIE (Espagne)

 

MIRAGE III (Colombie)

 

MIRAGE IIISOEV (Venezuela)

 

MIRAGE IIIB (Colombie  -  1971)

 

MIRAGE IIIC